• Morceaux de rêves

    Là, ce sont mes textes. Mes poèmes, mes (rares) nouvelles, mes pensées, mes petits bouts de moi.

    S'il te plaît, touche avec tes yeux.

    Ne prends pas ce qui ne t'appartient pas.

     

     

    Les textes qui ne sont pas de moi sont marqués entre guillemets, avec le nom de l'auteur quand je l'ai.
    Les sans-guillemets sont les miens.
     

     

  • écrire sur la grande toile en invisible

    me demande souvent la violence d'être

    autant honnête à l'extérieur qu'à l'intérieur

     

    écrire dans le cocon bleu me permet de

    ne pas faire semblant me laisse être moi-

    même je ne me cherche pas d'excuse et je donne

    souvent aux pages la vérité brute et sale puisque les

    pages ne seront pas relues

     

    écrire aux yeux de tous soudainement je ressens

    le poids de tous ces cils qui clignotent et pèsent sur mes

    épaules et engoncée je me sens surveillée je me sens lue

    disséquée analysée et alors mes petites incartades à

    la réalité mes petits flous pour plaire plus à la poésie

    qu'au vrai alors tous ces pas de côtés je les ressens comme

    des impostures comme des fausses acclamations déclarations

    alors je me sens fausse et bancale et creuse

     

    -

     

    écrire sur la grande toile en invisible

    me demande souvent la violence d'être

    autant honnête à l'extérieur qu'à l'intérieur

    pour me sentir justifiée, justifiée d'écrire


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  •  

    je ne suis pas de celles qui aiment à l'endroit - moi j'aime à l'envers j'aime tout en toi; j'aime même trop des fois, j'aime faux oui j'aime faux même que j'aime mal aussi, je t'ai mal aimé tu dis, oui je t'ai mal aimé, et c'est toi qui le disait tu sais ?

    moi je le sais que je ne suis pas de celles qui aiment à l'endroit - moi j'aime à l'envers et je le sais; j'aime te caresser jusqu'au bout du cou pour partir en dessous, partir en dessous de toi et passer sous la porte prendre le vent qui m'emporte pour filer loin de toi - loin de toi et de ton cou que j'aime à l'envers, hein je t'ai désaimé tu le disais toi tu sais ?

    oui je t'ai désappris, j'ai démenti mais moi je n'aime pas à l'endroit et ça tu le savais; moi je suis de celles qui ne savent pas aimer, ou alors à l'envers - moi j'aime à l'envers j'ai parfois le corps fou souvent la tête folle, sûrement car j'aime à l'envers - j'ai le coeur de travers le coeur de traviole


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  • on n'en sort plus, de ces désirs à moitié emmêlés

    - ton corps sur le mien est une buée

    à peine un rêve, moins qu'un souvenir -

    on ne s'en défait plus, de ces promesses à demi-tenues

    - mon corps sur le tien est une fuite

    à peine une nuit, moins qu'un possible -

     

    je ne sais pas danser dans ta moitié d'absence

     


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  • tu sais cette après-midi les enveloppes m'ont entaillé les yeux j'ai pleuré à demi-voix sans me faire voir

    le moineau me manque et la la la LA photo repasse mille fois un jour sous mes paupières

    au yoga son sourire doux

    dans la rue son pull à vagues à l'odeur d'été et de citronnelle

    sous mes draps la lettre goût homéopathie et lavande

    harnachée à mon vélo ses mains froides froides froides à en glacer mon coeur

    sous la pluie battante la fleur en forme de bleu glissée dans son cou plissé

    les os de sa mâchoire cachés entre deux formules d'analyse

    au déjeuner ses yeux fermés ses yeux brûlés ses yeux fumée

    mamie moineau nous a quittés

    un jour sur deux j'ai toujours de la peine à respirer


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