• Untitled

     

    La musique au goutte-à-goutte, comme une béquille en intraveineuse, elle console mes tympans en martelant coûte que coûte que oui, les hanches démangent toujours, oui, la salsa me brûle le corps là où tes mains ont encore leur empreinte. Les mélodies en continu, the show must go on, j'attends impatiemment le moment où je ne retrouverai plus des bouts de ton amour dans les mille avenirs qui m'entourent. Les rythmes m'enchaînent à des nuits de plus en plus longues, je me berce au mouvement des mains qui balancent sur les grands claviers blancs, et je rattrape le sommeil dans la grande course des semaines, mes yeux deviennent moins bleus dessous, plus vivants dedans.

    Dompter les vagues, retenir la mer, retenir l'amer et laisser partir l'amant, je m'y habitue doucement. La musique au goutte-à-goutte qui s'enfile dans mes bras froids m'aide à t'oublier quand je danse la salsa - et valsent les sourires. Sur les tables renversées, je ne pense pas à l'absence (son petit rire reviendra bien vite me chatouiller le cou dans les soirées sans feu tout flamme), je ne pense pas aux amants qui dérivent bien loin de mes nuits, seule la salsa et son tempo de dictatrice m'enchaîne à ses soupirs, et les miens te contiennent tout entier, tout ton corps dans ma buée, tout ton amour réduit à un soupçon de fumée froide, expulsée comme si de rien, allongé sur un trottoir enfumé.

    Le tempo comme un docteur qui viendrait briser mes os, déhanche ton corps déhanche ta tête - débranche ton coeur - et mes hanches qui balancent au milieu de la mer, au coeur de la fête, ton souvenir dans tout mon soupir, ton amour entier enfermée dans une buée

    - la salsa me brûle le corps là où tes mains ont encore leur empreinte.

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