• Un rien ébouriffe le rien.

    "Witness also that when we talk about literature, we do so in the present tense.
    When we speak of the dead, we are not so kind.

    You do not immortalize the lost by writing about them.
    Language buries, but does not resurrect."

    p. 112

    The Fault in our Stars

     

    Monde, tu es un beau salaud.
    Je n'aurais pas cru ça de ta part.
    Je n'aurais pas cru ça possible,
    tout simplement.

    Nouvelle évadée de ton étreinte,
    j'avais cru échapper aux affres
    du doute
    de la colère
    de ta colère,
    et à la douleur persistante
    qui jusqu'à présent, ont foré mon coeur.

    Nouvelle rescapée de notre amour,
    je pensais réchapper du naufrage
    de nos rêves
    de nos espoirs
    de nos toujours.
    Je pensais m'en sortir
    sans blessures.

    Nouvelle femme sortant de tes bras,
    comme une seconde naissance,
    je pensais m'offrir au monde
    libérée
    sensuelle
    exotique
    détachée.

    Mais c'est à reculons que tu m'as arraché le coeur.

    Tapi à plat ventre dans la poussière collante de nos souvenirs,
    c'est le tien -parmi tous les autres- qui m'a sauté à la gorge.

    Tu sais, tu sais quand je parle de toi.
    Je le sais, je t'ai vu.

    Je t'ai vu pleurer dans les débris de notre histoire.
    Pleurer sur mes genoux, plein d'écorchures.
    Moi, j'ai le corps encore rempli de tes blessures,
    l'esprit chagrin, et les matins noirs.

    Je nous ai vus, tu sais.

    Je nous ai vus nous briser sur des rêves trop grands pour nos corps trop frêles.

    Nous fracasser sur nos promesses non-tenues.
    Qu'au final, on ne tiendra jamais.

    Mais ça, tout le monde le savait.
    Alors pourquoi pas nous ?

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