• Une dame, sûrement prof d'université, aux cheveux blonds, coupés au carré, aux lunettes sans monture et tailleur-pantalon beige, tenant serré contre elle son sac à main très chic.

    Un noir, plutôt baraqué, genre montagne de muscles, cheveux ras et noirs, en jogging et grosses baskets, accroché à son portable

    Un ado, beau gosse, cheveux blonds, avec frange sur le front, slim en-dessous des fesses, grosse ceinture et t-shirt des Rolling Stones, écouteurs vissés sur le crâne.

    Un monsieur, à l'air aristocratique, à grande moustache, au long manteau de cuir noir qui lui descend jusqu'aux pieds, avec son cabas à roulettes rose vif aux motifs abstraits.

    Cette vieille dame, accompagnée d'un parfum douceâtre, avec son duffle-coat gris, sa baguette qui dépassait de son sac à provision et ses cheveux blancs à frisettes.
     

    Et puis moi, jeune fille au gilet gris informe, aux cheveux bruns et courts, aux yeux bleus et taches de rousseur, observant et détaillant les passagers de cette rame de métro.
    Tout à coup, il lâche son portable qui se brise sur le sol, les yeux fermés tombe de son siège, le visage crispé de douleur, mort. 

    J'ajoute en esprit : "assassiné même, c'est certain.
    Le coupable est dans le train, pas d'autre solution."

    Personne n'esquisse un geste, personne ne cille.

    Soudain, la station est là, les portent s'ouvrent avec un bip sonore, et ces personnes, héroïnes de la vie de tout les jours, descendent.

    "Dommage, me dis-je, il n'y aura pas de traître dans cette histoire."

    Et je me retourne une dernière fois vers le tunnel vide du métro. 


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  • Il y a des jours
    où je voudrais partir, 
    Il y a des jours
    où je voudrais t'aimer,

    Il y a des jours
    où je voudrais mourir, 
    Il y a des jours
    où je voudrais chanter.

    Je m'en irai au loin,
    Sur un autre chemin
    Que celui qui m'est destiné,
    Sur un chemin que je pourrais tracer ! 

    Ce sera ma vie,
    et mes envies, 
    mes joies, mes peurs, mes peines,
    Je pourrais en avoir les poches pleines.
    J'aurai le droit d'être égoïste,
    Je pourrais être triste. 

    Puis vous me rejoindrez,
    Sur ce chemin de l'amitié,
    Puis celui de l'amour
    Viendra s'y mêler ...


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  • "Je ne te souhaite pas de grandes joies,
    comme de nouveaux amours,
    une naissance,
    des fiançailles,
    un mariage 
    ou une réussite flamboyante.

    Je ne suis pas contre,
    mais je te souhaite tellement de petits bonheurs,
    de joies éphémères mais sans cesse renouvelées
    que cela ne servirait à rien.
    Le rire d’un enfant,
    la guérison d'une personne à qui l'on tient,
    le soleil qui se lève,
    le sourire d’un passant,
    le plaisir de manger quelque chose que tu aimes avec quelqu’un que tu apprécie,
    ou même avec un parfait inconnu,
    un rire partagé,
    une fleur qui s’ouvre,
    un papillon,
    les nouveaux mots des petits et les "je t’aime" des plus grands,
    l'odeur de la terre après la pluie,
    voilà ce que je te souhaite !"

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  • "Dans le ciel il y a des nuages,
    dans le désert il y a des mirages
    et dans mon coeur il y a ton visage."

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