• Les soirées d'été

     

    Parfois pourtant j'aimerais me rencontrer
    m'offrir un thé-croissant-café
    - ah mais je n'aime pas le café -

    me poser, discuter ensemble,
    me raconter des choses que je ne sais pas,
    et puis s'excuser d'être nous

    s'excuser d'être nous - juste nous juste moi
    juste moi, je ne sais pas
    je ne sais pas l'être, moi,

    je ne sais pas l'être, redis-moi
    dis-moi encore comment faire pour exister
    - pour vivre pour respirer

    j'oublie si vite,
    et si vite tout se déconstruit
    si vite tu sais

    j'oublie d'avancer, d'avancer l'oubli, alors je perds le chemin la voiture les clés,
    j'ai bien le permis mais où ? Même lui s'est caché,
    j'oublie si vite où je range, et même si j'ai rangé

     

     

    j'oublie même
    (parfois pourtant)
    d'oublier

    j'oublie l'oubli et il
    me perfore le poumon droit le
    poumon gauche je
    respire à peine l'oubli englué dans la gorge
    dans le feu du ventre l'oubli qui foisonne
    l'oubli qui s'oublie
    l'oubli que j'oublie

    j'oublie d'exister - en chemin la route s'est égarée
    la route s'est perdue, moi j'ai perdu la tête,
    j'ai oublié de marcher, oublié de courir

    je voudrais me rencontrer
    tu sais, parfois pourtant,

    sur le bord du chemin et me raconter :
    pardon d'oublier
    pardon de t'avoir oubliée
    viens
    viens j'aimerais me rencontrer
    viens
    il faut s'excuser d'être nous
    s'excuser d'être nous
    il faut
    oublier de parler
    oublier de parler
    il faut arrêter de parler.

    « Con poséMa femme aux yeux pleins de larmes »

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