• Les cours d'algèbre

     

    Sur les trottoirs on marche sur la poésie sur l'inconnu mais pas sur les gens connus, eux ils marchent bien sur les trottoirs et pas en dessous, parmi les inconnus les autres qui eux se mirent dans la pluie comme dans des miroirs de poésie. Il pleut sur les trottoirs sur le béton sur l'acier sur le bitume sur l'asphalte sur le macadam il pleut sur Paname sur toute la ville sur mes joues embrumées sur mon parfum de fleur et sur toutes les fleurs endormies de la ville de pluie. Dans leur sommeil dans le sommeil des fleurs on trouve la poésie, dans mon parfum de l'inconnu et des gens connus qui eux marchent parmi les trottoirs mouillés de la vie, humides d'odeurs de villes, les trottoirs à chewing-gum et à rencontres éphémères, les trottoirs de couleur et les trottoirs galères. Toute ma vie j'ai marché sous la pluie, sous la ville, dans le ventre de la vie endormie, dans les couloirs noirs, dans les jours gris, j'ai couru toute la poésie, je l'ai cherché mille fois, vingt fois, ou peut-être bien une fois qui ne s'est jamais finie.

    « Adieu et à demainEntre les heures et les murs »

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