• Les boutons d'or

    Il y a de ces femmes qui devraient vivre nues;

    nues tous les jours, nues toutes les heures, nues chaque seconde.

    Elles promèneraient leurs jolis corps leurs jolies courbes,

    le long des nuits sans fin sans froid, sans feu sans dieux;

    elles leur feraient faire le tour de la ville, le tour du proprio,

    le tour de la mappemonde - où elles danseraient nues autour de tes bras

    nus dans lesquels elles ne s'arrêteraient pas.

    Il y a de ces femmes qui devraient vivre sans peau,

    sans cicatrices sans mémoire sans souvenirs sans hématomes

    il leur faudrait vivre avec le sans

    courir sans dents sans coeur sans sourire sans rancune sans rancoeur;

    il y a de ces femmes qui ne devraient pas

    parler, hurler, murmurer marmonner hululer désirer à haute voix

    vivre sans voix c'est cela;

    vivre sans toi, c'est ça.

     

    De ces femmes sans livres, sans histoires sans mémoire

    il en reste quoi ?

    Il reste moi.

    Les autres, oubliées ternies effacées,

    on fait semblant de les ignorer;

    on ferme discrètement les yeux des métros bondés.

    On vit sans peau, sans vêtements sans cicatrices sans foutoir

    on marche dans la neige sans faire de traces,

    dans la vie sans faire de traces,

    le long des jour sans faire de tracas

    le long des nuits sans faire de chichis

     

    on marche dans la neige sans faire de traces,

    dans la vie sans faire de traces

     

    on quitte tes bras sans faire de bruit,

    on quitte ton lit sans faire de bruit,

    je quitte ta vie sans faire un bruit.

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