• La mangeuse d'enfants d'amour

    Faut de la dentelle sous le béton,

    la lame de ton regard au creux de mes reins;

    faut de la poussière dans les jolis rêves,

    du tonnerre de brest et de rhum dans les sourires en papier.

     

    faut du souffle pour clore la bougie des mots magiques,

    de la volonté pour quitter les cocons et ta chaleur;

    faut une crue pour qu'on se vidange enfin la mémoire,

    pour qu'on s'en vole, du temps, de l'amour, des souvenirs,

    voleurs de souvenirs, on l'est déjà sur le bord des routes, un peu, voleurs de sapins;

    - voleurs de sapins, puisque ça pince les journées languissantes de sans-toi.

    faut du courage pour ne pas entendre ta voix dans toutes les autres,

    de la force pour tendre encore ce coeur en papier déchiré aux mains avides d'amour.

     

    faut retrouver les ciseaux des briseuses de cailloux,

    faire encore étendre les guirlandes d'amitiés perforées jusqu'aux pianos;

    il faut rejouer une fois de trop le temps des grandes mains qui retiennent,

    - la jolie mélancolie musicale des phrases qui font du mal;

    faut de la force pour bomber la poitrine, douloureuse encore de battre-sans,

    faut retrouver une fois de plus l'envie de mourir dans d'autres bouches.

     

    au clair de terre de lune, faut de la confiance pour garder les yeux clos,

    les murs se rétrécissent tous vivivite sur la déconfiture des déconfiants;

    faut de la dentelle sur les courbes de lausanne qui s'amoidrissent

    de la couleur sur les dents cariées des amis-absinthes,

    de l'alcool pour diluer les journées trop serrées des agendas carrés

    - du gingembre et de l'orange pour courir encore longtemps le long des bus sans arrêts.

     

    sans arrêt, je pose mes yeux dans tes reins,

    sans arrêt, ma main dans la tienne, ma peau contre ton souffle,

    sans arrêt, mon sourire dans ton corps, ma vie dans tes yeux,

    mon odeur pressée contre la tienne

    sans arrêt

     

    faut de la confiance pour oser te cracher mon amour dans nos bras qui tanguent

     

    - il en faut du courage pour chuchoter au creux de tes reins les mots doux les plus durs à dire.

    ~

     

    - Anormalie -

    ~

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