• Jour 20 – Dire la nuit

    Calme plat

    sur la mer de mes joues ;

    ce soir,

    le sel est dompté,

    les cachets sont rangés dans l’armoire

    tout comme le couvercle à images,

    tout comme le rectangle ondulant,

    tout comme les angoisses particulières.

     

    Ce soir calme plat dans la tempête de ma poitrine,

    le vide se débattra dans d’autres bras ;

    Tandis que le noir me caresse les cils,

    très doucement,

    les décibels pulsent à mes tympans ;

    ils veulent entrer dedans mon crâne,

    la musique fait sienne ma volonté,

    j’ai donné mon corps à la boîte à sons.

     

    Calme plat ce soir sur la houle de mes désespoirs ;

    pas de tsunami sentimental,

    pas de naufrage nocturne sur les récifs souvenirs,

    pas d’ancrage malvenu sur les paniques passagères clandestines ;

    calme plat ce soir,

    le sel est dompté,

    les larmes sont rangées dans les tiroirs ;

    ce soir seul le noir me mange à grosses bouchées,

    et il m’avale et me berce et me murmure,

    tout tendrement dans mes tympans molestés :

    « Danse, poupée, le vide est loin

    pour cette nuit au moins,

    danse, danse à t’en fêler les côtes

    à t’en décrocher les os

    danse et attrape la main tendue du sommeil serein. »

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