• (jour 13) - incendies

    (jour 13)

     

    incendies 

    je lis ce mot à chaque fois avec la même intensité et le même rythme que dans la chanson de notre-dame-de-paris, déchiré, je suis un hom-me dé-chi-ré, je suis un hom me dé chi ré 

    in cen dies 

    je le lis de la même manière, incapable de donner une autre forme à ce mot que ce cri du coeur.

    qui, du silence ou des syllabes, impacte le plus l'âme? ce mot découpé, tranché comme au scalpel, il s'étend et prend toute la place. de l'importance des blancs au milieu des phrases, au milieu des mots, il faudrait, arriver à écrire les pauses, à écrire les espaces, les interlignes, les endroits sans paroles, les mains qui parlent à la place des mots obtus, abscons, il faudrait, arriver à traduire ces instants où les mots ont épuisé tout leur sens, alors il ne reste plus que les corps, les peaux, les yeux, les gestes, les sons, puisque les mots sont sans but, saccadés, saccagés, puisque les mots sont sans retour, sans âme, sans fond. de l'im por tance des silences.

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