• N'hésitez pas à aller regarder un peu dans la rubrique Clic.,
    juste en haut à droite de ce blog.
    Ce sont d'autres sites qui me touchent, d'où je tire beaucoup des images ici présentes,
    qui m'inspirent, ou qui m'offrent des bouts de rire ou de rêve
    au gré de mes envies.

    Faites-y un tour, un jour :D

    I

    Image : Tango Weibo

     


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  • "je voudrais que vous m'écoutiez
    - sans savoir si je parle."

    Jacques Réda

    D'accord.
    Je vais essayer d'écrire alors.
    Ecrire d'un coup, de plume, d'encre, de vitesse.
    Je vais écrire vite et ne pas me relire. Laisser les mots couler, et couler avec eux.
    Je vais écrire et ne rien retenir, laisser pleurer les phrases longues et les courtes
    les sales comme les mal rangées
    les immenses à rallonge sans fin aucune et les courtes sans sens particulier.
    Je vais essayer, essayer, essayer et rater, raturer,
    et laisser tout ça en plan.
    Aucune envie d'être une autre, juste, juste, juste.
    Poser des mots
    sur les lignes
    et voir.
    Se rendre compte que ça ne vaut rien.
    Lire des phrases au hasard.
    Les effacer, les réécrire
    encore, encore, et encore une fois.
    Jurer de ne pas le refaire.
    Et réessayer juste après.
    Oublier ses mots.

    Oublier d'écrire
    et mettre le signe
    attention travaux
    dans la machine à coudre
    et celle à écrire.

     


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  • "Je vis la nuit car on m'a dit que j'allais mourir un jour."

    Journées floues qui s'enchaînent, bientôt Paris; j'ai hâte. Des bagues et des snows s'installent à la maison. La pluie aussi, et la monotonie dans mes poèmes. J'écris tous les jours pareil, les mêmes phrases, les mêmes rythmes, les mêmes chutes. Je me lasse, mais je ne sais pas faire autrement.

    Alors j'écris à outrance mille fois la même chose; mille fois décrite, mille fois écrite. Je ne pensais pas qu'on pouvait attraper la lassitude de ses propres mots. Mais si c'est possible, alors je l'ai eue. J'aimerais écrire des poèmes à faire s'ouvrir et saigner les murs, des tranchants, des puissants, pas ces petits tous mous qui croient exploser de beauté, alors que de loin ce ne sont que des pétards mouillés.

    Voilà, belle métaphore pour mes textes du moment, un pétard, il pourrait devenir feu d'artifice, mais non, mouillé, c'est juste une déception passagère, familière.

    ~

    Crachant coupant.

    Adieu et à demain

    Petite prose ce soir pour vous introduire quelque chose de nouveau : le ressenti que j'ai de mes textes en ce moment. Ce n'est pas joyeux-joyeux, pas noir, ni insurmontable : c'est simplement lassant, et je me lasse moi-même.
    Je cherche un nouveau style, plus pointu, aiguisé;
    donnez-moi un peu de temps et d'indulgence, je vais bien finir par le trouver.


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  • Adieu et à demain

     

    Pensez à sortir les lanternes et à aérer les souvenirs.
    Ce soir, penser à pleurer un peu et à sourire beaucoup,
    à acheter du pain, de la lessive et du chocolat,
    de la coriandre, et des timbres pour chez toi.
    Chez toi chez moi, chez nous un jour peut-être,
    en tout cas ne pas oublier les livres de la bibliothèque,
    le rendez-vous demain midi tapantes
    la date de ton anniversaire et celle de la prochaine réunion.

    Puis s'assoir un instant, et se rappeler d'oublier.


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