• "Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.


    ....


    Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

     

    ...


    Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
    -Ah ! Dit le renard... je pleurerai.
    -C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
    -Bien sûr, dit le renard.
    -Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
    -Bien sûr, dit le renard
    -Alors tu n'y gagnes rien !
    -J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé."


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  •  

    Parce qu'au milieu de ce vide, il y a nous.
    Us, standing alone, facing the darkness.
    Us, au milieu du carnage de nos phrases,
    des débris de nos passés.
    Vestiges, s'il en est, d'un temps plus que parfait.
    A time where future was a gift for you.
    Seuls dans le silence de mes angoisses,
    dans l'horreur des nuits sans âge.
    Seuls avec tes mots, tes mots seuls pour me percer la peau.
    I fell in love you know. But not with you.
    Je sais. Je sais, je le sais, je ne le sais que trop bien.
    Not with you anymore.
    Saccadés, les corps crient pour ne pas hurler,
    s'enchaînent pour ne pas voir. 
    Leave me.
    I left you.

     


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  • Yolo.


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  • Le monde dans mes mains,
    l'amour dans tes yeux.

    Le feu dans nos corps,
    l'amour dans mon coeur.

    Les rêves à recoudre,
    suturés de pensées perdues.

    Sucking mother.

    Because we were together.

    Un instant, à l'autre bout du monde,
    à l'autre bout du temps,
    un regard, un soupir, des désirs
    morcelés.

    Tout ce qu'il nous reste.

    Si peu.

    C'est si petit tout ça.

    Aussi peu tangible que l'ombre sous mes pas.
    L'ombre qui tangue et qui se noie
    pour peu que le soleil illumine
    nos vies brisées

    de fumeurs de pacotille.


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