• " La balle est dans ton camp, vise la tête. "
    Adieu et à demain.

     

     

    Une petite perle trouvée sur le net ;)
    Je vous avoue que je suis déjà allée souvent à Paris [pour ceux qui me suivent depuis un moment, j'y retourne la dernière semaine de mai pour faire partie du jury de Poésie en Liberté 2014 ! :D], et ces gars-là m'ont bien fait rire.
    C'est vrai qu'on y a tous pensé un jour ou l'autre, mais il fallait le faire, et bien le faire, pour que ce soit drôle. Moi je dis, pari réussi, thumbs up ;)

    Allez, le lien de cette petite merveille pour aller zieuter les autres ;)
    Clique sur moi si t'es un homme \m/


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  • " It's a metaphor, you see; you put the textbook in front of you, but you don't give it the power to actually yeah you anything. "

    ~The Fault in our stars, J. Green

    S'évaporer.
    Dans les bras d'un autre.
    Dans ses bras si chauds.
    Nager au creux d'un amour qui câline,
    et qui naît, doucement,
    au son brutal des basses qui dégobillent,
    toutes les notes de notre cauchemar.
    Il faisait noir ce soir-là.
    Tant et si bien que l'obscurité a violé mon coeur,
    n'y laissant qu'un grand vide, et la douceâtre odeur
    des regrets à venir.


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  • Just because it didn't last forever doesn't mean it wasn't worth it. ~

     

    Je me suis éclatée, j'ai écrit un truc, comme ça, hier soir, guidée par mon clavier. Vos avis ? C'est un style complètement différent de ce que j'ai l'habitude d'écrire ! C'est rare pour moi d'écrire des dialogues, il y a déjà tant de monde qui parle dans ma tête. ~

     

     

    Dans un parc.
    Ils discutent.

     

    -       Non, promets-moi quelque chose d’autre, lui dit-elle. Quelque chose de plus grand encore.

     

    -       Je te promets… D’amener toutes les étoiles de l’univers dans tes yeux, ou à tes pieds, c’est toi qui choisis, mon amour, répondit-il du tac au tac du rire plein la voix.

     

    -       Non, pas ça, ça c’est complètement irréalisable. Promets-moi quelque chose de déraisonné, ça je veux, mais de faisable tout de même, allons...

     

    -       Ahah, mais c’est qu’on est difficile tiens donc ! Disons alors que je te promets…
    Un endroit où aller, un logis, un foyer, une maison où tu seras toujours accueillie, celle de mes bras ?

     

    -       Non ! C’est terne ça, c’est beaucoup trop terre-à-terre, il ne nous manque plus que des pantoufles et un chien ! Il me faut du rêve ! …
    Plus de rêve et de poésie.

     

    -       Ah.

     

    -      

     

    -      

     

    -      

     

    -       L’éternité et un jour.

     

    -       Pardon ?

     

    -       Je te promets de t’aimer, pas pour l’éternité, c’est trop « déraisonné », par pour un jour, trop terre-à-terre pour toi mon amour, mais de t’aimer pour l’éternité, et un jour. Ça te va ?

     

    -       Oui ! Là c’est mieux ! Maintenant, explique-toi, vu que tu deviens poète.

     

    -       Mais t’expliquer quoi ?

     

    -       Eh bien, l’éternité et un jour ! C’est bien beau, mais c’est qu’il est flou ton concept : explique-toi, je t’écoute. C’est quoi pour toi l’éternité ?

     

    -      

     

    -      


     

     

     

     

    -       L’éternité ? D’abord c’est long.
    D’accord c’est terre-à-terre, mais là n’est pas la question.
    L’éternité que je t’offre, elle se cache dans la sève d’un arbre,
    dans une lettre, dans une étreinte.
    Ça peut paraître grand, mais c’est beaucoup de petits riens.
    C’est sur les photos, ta main dans ma main,
    enchaînée « pour l’éternité » sur du papier glacé.
    C’est à la fois des souvenirs perdus et du sable en bouteille,
    des sensations noires de nus, des caresses sans pareil ;
    chaque lettre de l’éternité est un mot fait pour rêver,
    et rien que le mot seul suffit pour s’envoler.
    L’éternité, on dirait pas mais c’est pas grand chose,
    parfois même elle dort dans le parfum des roses ;
    on les respire, et que voilà ?
    D’un coup d’un seul on est plus là,
    transportés hors du temps dans un monde de brumes
    et de soupirs qu’on croirait éternels.
    Mais ne t’y fie pas, je ne veux pas te mentir :
    l’éternité n’est pas si belle.
    Elle est présente aussi le long des nuits d’angoisse,
    elle attend, et elle coiffe tout le monde de ses heures de ciment.
    L’éternité, tu la retrouves dans la souffrance,
    c’est Sisyphe qui roule et roule sa peine,
    c’est une larme qui roule et roule au fond des yeux,
    pour ne couler jamais.
    Parfois on dit que l’éternité est pavée de promesses,
    pour avoir testé, ce sont surtout des nuits d’ivresses,
    où l’alcool sanglant nous fait marmonner des toujours,
    crier des « je t’aime » et balbutier des mots d’amour.
    Car tu sais l’éternité c’est tout un poème.

     

    -       Et un jour alors, qu’est-ce que c’est ?


     

     

     

     

    -       Un jour ? C’est bien plus qu’un poème !
    D’abord, c’est à la fois très long et très court.
    C’est le temps qu’il faut pour battre des cils,
    pour perdre un enfant, ou pour en faire un.
    C’est le temps d’un chagrin,
    le temps d’un amour,
    le temps pour le matin de faire danser la rosée,
    le temps à peine le soir pour aller danser.
    Un jour, c’est le temps qu’il faut pour ne pas avoir de famille,
    pour ne pas avoir de passé,
    c’est le temps compressé,
    si petit qu’on ne le voit même pas passer.
    Un jour c’est mille et une promesses,
    dix mille blessures,
    des millions de mots,
    et si peu de silence ;
    dans un jour, on parle toujours beaucoup trop.
    Un jour, c’est un temps qui nous suffit pour mal aller,
    d’ailleurs, il existe des jours de pluie, souvent salée,
    des jours d’orage, comme des jours de colère,
    même si parfois un jour suffit pour oublier son goût amer,
    pour aimer sous la pluie et faire peur aux éclairs.
    Un jour, c’est juste assez pour fuir,
    juste assez pour aimer,
    voir même les deux, pour tant soit peu
    que tu sois présente dans tous ces jours.
    Dans tous mes jours.

     

    Un jour, c’est quelque heures à peine,
    peut-être juste assez de temps pour t’écrire un poème,
    mais pas suffisamment pour oublier
    que tu ne le liras pas,
    puisque s’il n’y a qu’un jour, il n’existe pas de lendemain.
    Un jour, ça ne dure pas longtemps,
    ça se regrette vite,
    mais ça se vit à toute vitesse,
    tellement on a de choses à faire, que,
    de toute manière,
    pourtant,
    on ne fera pas.
    Oui, un jour, c’est bien plus qu’un poème.

     

    -      

     

    -      

     

    -       Et tu m’aimerais, pour l’éternité et un jour ?

     

    -      

     

    -      

     

    -       Je ne sais pas.

     

    Départ.


     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus tard.
    Dans un autre parc.

     

    -       Il t’a fallu longtemps pour revenir. Une éternité presque.

     

    -       Arrête, ne dis pas ça. Tu sais très bien que ça fait mal.

     

    -       À moi aussi.

     

    -       Je sais.

     

    -       Non, tu ne sais pas. Tu n’as rien vu, tu n’étais plus là ! Toi, tu n’as fait qu’une seule chose, partir, pas regarder, tu n’as pas su.

     

    -       Ne dis pas ça.

     

    -       J’en ai le droit.

     

    -       Oui.

     

    -       Alors ?

     

    -      

     

    -       Pourquoi est-ce maintenant que tu reviens ?

     

    -       Tu ne me demandes pas déjà pourquoi ?

     

    -       Non, seulement pourquoi maintenant ? Il y a eu un certain délai écoulé ? Une éternité ? Un jour ? J’ai toujours su de toute manière que tu reviendrais.

     

    -      

     

    -      

     

    -       Je ne sais pas.

     

    -       Moi non plus. D’ailleurs, c’est un peu pour ça que je te posais la question.

     

    -       Arrête…

     

    -       Au final tu avais raison.

     

    -       Sur quoi ?

     

    -       Un jour, c’est le temps qu’il faut pour fuir, l’éternité, celui pour oublier tes promesses.
    L’un dans l’autre, on sent que le temps blesse.

     

    -      

     

    -       Je crois même que je pourrais bien écrire un livre là-dessus, c’est comme si j’avais mis le doigt sur la névrose de notre société, tu sais, le nerf tranchant qui fait mal, celui qui fait serrer les dents. J’ai découvert que plus que tout, et même plus que toi, c’est le temps qui blesse.

     ~

    Ah oui, le thème si jamais c'était l'éternité et un jour.
    Pour ceux qui auront eu le courage de lire \m/


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  • " During the first year of a British university philosophy course, we are invited to ask whether chairs exist - the importance of the question is only heightened by the fact that we seem to be sitting on one. During the second year, we tackle the question of whether God exists - in a constitutional monarchy where the queen rules by divine right, this is of the utmost importance. Dieu et mon droit, so a denial of God is almost treason. In the third year, we move onto the equally vital question of whether we actually exist. We modestly put ourselves in a queue behind household furniture and the deity.
    Generally, in order to put an end to all this questioning, we choose the Wittgenstein linguistic philosophy option in our final year and finish the philosophy course by proving that the questions themselves were meaningless.
    You end up with a philosophy degree, but you don't know who you are, if you are, or whether, for that matter, you even understood the question in the first place. "

    Une petite perle trouvée dans le TGV, sans auteur par contre :)


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