• Et je cours.
    Sans répit aucun sans m'arrêter
    Les semelles qui martèlent les pavés
    Sans laisser libre cours à mes pensées.


    Et je cours.
    Mon souffle dans l'air se transforme en buée,
    Les jambes sont en feu mais les mains glacées,
    Ouvrir les yeux les femer, penser à expirer.


    Et je cours.
    Le regard qui s'égare vers le but visé,
    Les souvenirs qui reviennent sans que l'on y ait pensé,
    Les larmes de douleur que l'on peine à cacher.

    Je cours.
    Restreindre mes songes aux chaussures colorées :
    Droite gauche droite gauche, encore une foulée,
    Dans l'air qui brûle comme une grande machine à laver.


    Je cours..
    Mais c'est déjà le soir, et bientôt l'arrivée,
    Les muscles le sentent, ils en sont presque à lâcher,
    L'esprit fixé sur les derniers mètres à avaler...


    Je m'arrête.
    Au bord du trottoir, de la foule épuisée,
    Le corps à bout, les jambes fatiguées,
    La tête enfin libre des douloureuses pensées...

    Il faut attendre le noir pour pouvoir exploser.


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