• Et voilà. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Il ne lui restait qu'un seule issue, qu'il s'apprêterait bientôt à emprunter. Mais il ne pouvait se départir de son air songeur, et il réfléchissait.

    Certes il avait tué. Mais tué par amour, et aimé, ça, il avait aimé. Jusqu'à la folie, peut-être, ou peut-être pas, mais jusqu'à en perdre la raison, sûrement. Il L'avait aimé comme un fou, et non comme un homme. Il L'avait traitée comme une déesse, et non comme une femme. Son être entier s'était embrasé d'amour pour Elle, et la seule chose au monde qui lui importait dorénavant, c'était Elle. Mais Elle, ce n'était pas n'importe qui. Quand il parlait d'Elle, on sentait toujours la majuscule dans sa voix, et l'adoration au fond. Quand il parlait d'Elle, on voyait parfois perler des larmes aux coins de ses paupières, tellement Elle l'éblouissait. Quand il parlait d'Elle, le monde entier se devait de l'écouter avec plaisir, car Elle était bien évidemment parfaite, mais lui seul avait droit de L'aimer.
    Alors quand un autre se permis un jour de le défier, non pas ouvertement mais en secret, et qu'Elle, Elle qu'il aimait plus que tout au monde, plus que sa vie même, et qu'Elle l'avait ouvertement rejeté, son sang bouillonnant d'amour n'avait fait qu'un tour. Il l'avait tué, ce petit impertinent, bien sûr, mais le problème n'était pas là. Il L'avait tuée, Elle.
    Et il se demandait maintenant que faire. Et là, alors qu'il aurait pu prendre enfin une décision qui aurait sauvé des gens, une décision qui aurait paru rationnelle au vu des diktats politiques de ce pays, il décida de ne pas changer sa routine, et de s'enfuir. De chercher une nouvelle Elle, encore. Jusqu'à ce qu'il tombe sur une Elle aussi folle de lui qu'il serait fou d'Elle.

    Alors il allait partir. De nouveau. Partir pour reconstruire sa vie. Une autre vie. Avec une autre Elle.


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  • Les mots ne viennent plus.

    Je suis comme ce touareg marchant au milieu du désert, qui contemple ces millions de grains de sable en en cherchant un seul. Il cherche à corps perdu le seul qui pourra pénétrer son coeur et le blesser, le seul qui pourra parasiter son âme jusqu'à la faire pleurer, le seul qui pourra s'infiltrer dans ses pensées pour les faire dérailler, le seul qui pourra meurtrir son corps jusquà ce qu'elles reviennent. Il cherche désespérément ce grain de sable qui lui permettrait de retrouver des émotions. Des émotions qu'il pourrait de nouveau déverser sur le papier.

    Alors, et seulement là, il retrouverait les mots.


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  • Ma chère Ludivine,
    J'ai eu, comme ça, soudainement envie de t'écrire, tu sais, ce sont mes petites lubies bizarres, celles dont tu aimes tant te moquer habituellement. Comment vas-tu ? Moi... Disons que ça aurait pu aller mieux.
    J'avais envie de t'écrire d'abord parce que tu me manques. Toi et les autres, notre groupe, notre cocon. Depuis que vous êtes toutes parties, j'ai l'impression d'être toujours sur la défensive au lycée, de ne jamais pouvoir me détendre complètement comme avec vous.
    Si tu savais à quel point je rêve d'une pyjama-party toutes les cinq, comme avant, sans soucis, quiproquos, disputes et bagarres. Ou alors un fou rire tout bête, mais qui ne ferait rire que nous cinq. Anne-Flore et moi contre le reste du monde, je t'avouerai que ça fait un peu beaucoup de gens à éviter. Mais bon, ce n'est pas le sujet de cette lettre, ça n'en est que la cause...
    Je voulais t'écrire juste pour te dire que je t'aime. Il faut le dire tout le temps à ceux qui comptent, à ceux qui sont les plus chers à nos yeux, c'est une leçon que j'ai récemment apprise. Douloureusement.
    Alors voilà, je t'aime. Et si la tendresse était tangible, j'en bourrerai cette enveloppe pour que tu puisses la recevoir. Même si on a eu nos disputes, nos larmes, nos colères et nos crises, je voudrais tout effacer, et ce grâce à trois petits mots, qui peuvent pourtant accueillir tout l'amour du monde : je t'aime. Alors au nom de ce lien qui nous lie, et que l'on nomme amitié, j'aimerai te souhaiter la meilleure vie du monde. Je t'envoie tout le bonheur possible et inimaginable, toute la joie, tous les rires, sourires et fous rires du monde, et en particulier les miens. Si je pouvais les glisser dans cette lettre, j'y mettrai tout l'amour, toute la tendresse dont je suis capable, pour te les offrir, et pour voir tes yeux briller. Pour les voir briller de cette petite étincelle, de cette petite flamme, ténue, et qui pourtant pourrait me faire soulever des montagnes. Tu es une amie inestimable Ludivine. Tu mérites tous les compliments du monde, et ce parce que tu restes toi, et pas une autre. Tu as le courage que je n'ai pas, celui de t'offrir aux regards des autres, sans peur, sans honte et sans fausse pudeur. Tu restes toi, entière, pleine, vivante, belle.
    J'imagine que si j'avais envie de t'écrire aujourd'hui, c'est parce que je me suis rendue compte de la chance que j'ai de t'avoir comme amie.
    Alors merci. Merci pour tout, pour toi, pour nous. Merci pour tous tes mots, tous tes sourires et tes appels, pour tous mes souvenirs si heureux avec toi, pour tous nos moments passés ensemble ou éloignées. Merci pour ta compréhension, pour ton aide dans les moments difficiles, merci pour tes conseils, tes reproches et tes compliments. Merci de m'avoir acceptée comme amie, tout simplement.
    Merci de m'avoir supportée durant tout ce temps. Je sais que je ne suis pas toujours facile, ce qui rend ton amitié plus importante encore à mes yeux. Et sache que tous les jours où je me taisais, renfermée et silencieuse, lorsque je vous laissais tomber pour aller m'isoler, tout au fond de moi je vous remerciais. Parce que vous saviez différencier les jours où vous pouviez sans trop d'efforts m'arracher à mon mutisme, et ceux où il fallait me laisser seule. Parce que vous ne posiez pas de questions, et que tu m'a acceptée en sachant ce que j'étais.
    C'est toi qui ma redonné espoir dans les passages les plus noirs. Alors merci. Pour tout.
    Et la prochaine fois, laisse-moi t'aider. Laisse-moi sécher tes larmes comme tu as séché les miennes. Laisse-moi te délaisser de tes problèmes, et partage ton fardeau avec moi. Je suis plus solide maintenant, peut-être même moins lunatique je crois. Le fait est que je veux t'aider, comme toi tu m'as aidée, pour te remercier de tout ce que tu as fait pour moi.
    Je t'aime Ludivine, ne l'oublie pas.
    Je te souhaite tout le bonheur du monde.

    Clara.


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  • Il y a mille et une façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire...

    Proverbe du jour ! Et je l'ai vérifié --'
    Donc. Tout ça pour dire que je pars en vacances la semaine prochaine ! Et oui, vacances de Pâques, oeufs en chocolat et tout le tintouin, overdose de chocolat prévue pour la semaine qui vient...  (!)
    Donc en gros retenez juste que je réponds pas aux messages, d'acc ? Je m'en occuperai dès que je reviens ^^ (Promis !)

    Bonnes vacances à tous ! Aujourd'hui je vous aime, bande de nouilles :D
    (et c'est moi qui dit ça en plus x'D)

    (Ui, faut pas faire attention, en ce moment je me sens... super super bien, et ça me réussit pas trop ^^'')


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